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A qui transmettre son entreprise ?

Publié le 09 janvier 2008 par Transmission-Entreprise-Magazine.fr

Nombreux chefs d’entreprise, et surtout lorsqu’ils n’ont personne dans leur environnement proche pour prendre le relais, éprouvent de grandes difficultés à être mis en relation avec des repreneurs potentiels. Tour d’horizon sur quelques solutions.

A qui transmettre son entreprise ?

Transmettre son entreprise à un dirigeant extérieur (MBI, Management Buy-In)

Reprendre une entreprise est un rêve partagé par un nombre croissant de cadres, dirigeants ou non. Les organismes proches des entreprises (CCI, organisations patronales, sociétés-conseils, banques, clubs de repreneurs tel que le CRA…) sont à ce titre, submergés de demandes de candidats repreneurs.
Les chefs d’entreprise cédants peuvent donc consulter les fichiers de ces organismes. Toutefois, la qualité et l’adéquation de ces candidatures sont très inégales. Un travail rigoureux de sélection est alors nécessaire.

Bien que chaque transmission soit unique, le cédant peut s’appuyer sur trois critères principaux, qui se retrouvent dans la majorité des reprises réussies :

  • Une expérience de direction générale réussie dans le secteur d’activité concerné, ou un secteur très proche.
  • Une forte motivation pour une reprise, démontrée par une démarche active, qui va bien au-delà d’un simple dépôt de candidature.
  • Une capacité d’apporter un minimum de capital pour le financement de l’acquisition.

Pour optimiser cette sélection, le chef d’entreprise peut utiliser les services d’un cabinet de recrutement.

Enfin, il est bon de noter que les meilleurs candidats repreneurs sont souvent ceux qui identifient eux-mêmes leur cible et prennent l’initiative de contacter le propriétaire.

Transmettre son entreprise à une équipe de dirigeants extérieurs

Cette solution a de plus en plus la faveur des organismes financiers prêteurs ou apporteurs, car elle allie des compétences managériales qui ne sont pas forcément dans l’entreprise à l’expérience des personnes en place.
Cette possibilité peut ne pas être proposée spontanément par l’acheteur, c’est alors au chef d’entreprise cédant de prendre l’initiative de l’organiser. Les CCI, sociétés-conseils, clubs de repreneurs peuvent donner des informations à ce sujet.

Transmettre son entreprise à une autre entreprise

La cession d’une entreprise à une autre entreprise peut être à priori la solution la plus simple, puisqu’il n’y aura pas, en général, à se soucier de la continuité du management qui sera repris par l’acheteur.

Les intérêts de cette solution :

  • Le financement de l’achat est facilité par la surface financière de l’entreprise acheteuse.
  • Le prix obtenu peut être optimisé par une éventuelle mise en concurrence.
  • Les synergies dont pourront bénéficier les acheteurs en intégrant tout ou partie des structures peuvent également optimiser le prix de vente.


Les risques de cette solution :

  • Risque de démembrement de l’entreprise achetée.
  • Risque de délocalisation de l’entreprise.
  • Possibilité d’un impact social revendicatif suite à l’achat.

Dans ce cas de transmission d’une entreprise à une autre, le cédant peut se faire aider, pour la sélection des acheteurs potentiels, par un organisme de conseil (CCI, sociétés-conseils, clubs de repreneurs…).

Transmettre son entreprise à une société de capital-investissement

Les sociétés de capital-investissement ne se réduisent pas à de simples apporteurs en capitaux propres en complément de l’apport d’un dirigeant. Ce sont aussi des professionnels complets de l’acquisition et du développement des entreprises.

Aspects positifs de cette solution :

  • Les sociétés de capital-investissement prennent souvent l’initiative du premier contact avec le cédant.
  • Le montage du dossier financier est réalisé par la société de capital-investissement en partenariat avec un dirigeant (interne ou externe) qui, de son côté élabore un plan de développement.
  • La présence d’une telle société dans la négociation facilite le financement bancaire ainsi qu’un montage à plus fort effet de levier.
  • Après l’acquisition, le dirigeant conserve son autonomie de gestion, dans le cadre de comptes-rendus réguliers avec ses partenaires financiers.


Conditions pour que cette solution soit envisageable :

  • L’entreprise doit offrir un bon potentiel de pérennité et de développement pour que la dite société de capital-investissement puisse effectuer un retour sur investissement à moyen terme.

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