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La survie des Très Petites Entreprises (TPE) est véritablement mise à
mal, en particulier dans le commerce, car la vie d’un artisan est dure,
et donc peu attractive pour les jeunes d’aujourd’hui. Nombreux sont les
patrons de TPE pourtant en excellente santé qui ne trouvent pas de
repreneur, et se voient contraints de fermer boutique.
Dans le
cas des Petites et Moyennes Entreprises (PME), le tableau est moins
noir car les prétendants sont plus nombreux, mais seulement la moitié
d’entre eux feront finalement une offre. Le montage financier reste
toujours un obstacle et les banques sont de plus en plus réticentes. De plus, l’opération de
transmission peut s’étaler sur de longs mois, parfois même un an. Et
même si la transmission s’est passée rapidement et dans un bon climat,
1/5 des reprises finissent par mener à une faillite dans les 6 ans.
Malgré
ces constats plutôt alarmants, certains observateurs pensent que le
départ à la retraite d’autant de dirigeants dans les années à venir
agira comme un électrochoc dans le paysage économique français. En
effet, l’intérêt des fonds d’investissement pour les PME va croissant,
car celles-ci augmentent leur rentabilité. De plus, reprendre une
entreprise dans le cadre d’un regroupement permettra de créer de
grosses PME, capables d’affronter les marchés hors des frontières de
l’hexagone, et enfin rivaliser avec les énormes PME étrangères. De
plus, ce type de reprise assure généralement la survie et la pérennité
de l’entreprise.
Dans tous les cas, ce problème mobilise Bercy
comme les chambres de commerces et Hervé Novelli, secrétaire d’Etat au
Commerce, à l’Artisanat et aux PME assure que « La question de la
transmission des PME sera au cœur de la prochaine loi de modernisation sociale ».
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