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Quelles sont les attentes des cédants et repreneurs d’aujourd’hui ? Diriez vous qu’elles sont compatibles et pourquoi ?
Un cédant ou un repreneur est en attente d’un conseil pragmatique et
efficace. L’avocat retenu doit être en mesure, sur une acquisition par
exemple, d’attirer son attention sur les risques importants afin de
prendre ou non la décision de poursuivre le projet ou de traiter le
risque identifié dans le cadre des accords contractuels. Cette approche
doit également prévaloir lors des négociations, or il est fréquent de
voir s’opposer les conseils des parties sur des points non essentiels,
alors même que repreneur et cédant ont décidé de réaliser l’opération.
Enfin, le facteur temps est essentiel et la réactivité du conseil sera
critique pour le bon déroulement du dossier.
Pensez-vous que les cédants anticipent suffisamment leur départ et estiment au plus juste la valeur de leur entreprise?
Nous avons pu constater que nombre de chefs d’entreprise, confrontés à
la gestion quotidienne de leurs activités, ne se préparaient pas à une
telle transition en particulier lorsque les descendants ne sont pas
susceptibles d’assurer la succession. Enfin, si la valorisation
initiale d’une entreprise peut par la suite être affectée par des
éléments découverts par l’acquéreur lors des audits, il n’en demeure
pas moins que des erreurs peuvent être commises lorsque le cédant ne
s’entoure pas de financiers capables de l’assister sur la valorisation
de l’entreprise, et ce moyennant des coûts qui peuvent être adaptés à
la taille de cette dernière et, dès lors, non prohibitifs.
Quel est votre sentiment sur le volet « Transmissions d’entreprises » du projet de loi sur la modernisation de l’économie ?
On retiendra principalement les dispositions relatives à
l’uniformisation des droits d’enregistrement applicables aux cessions
de parts ou d’actions ; si le projet n’est pas amendé en cours de
lecture, il semblerait en effet qu’un taux unique de 3% (contre 1.10 %
aujourd’hui pour les cessions d’actions de SA ou SAS et 5% sur les
cessions de parts de SARL) soit appliqué désormais indistinctement aux
cessions de parts de SARL ou d’actions de SA ou SAS, plafonné à 5000
euros (au lieu de 4 000 euros actuellement pour les cessions d’actions,
les droits d’enregistrement au titre des cessions de parts de SARL
n’étant pas plafonnés). Ce nouveau régime permettrait désormais
d’éviter le processus habituel de transformation de SARL en SA ou SAS
préalablement à une cession.
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ceci est une arnaque attention
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